Kakarikis


Le kakariki est un oiseau discret, ses différents cris sont doux, contrairement à beaucoup de psittacidés, ce qui en fait un perroquet pour le moins « silencieux ». Il est toutefois très inquisiteur et curieux du moindre mouvement dans son environnement. La plupart du temps, le couple vit ensemble toute l’année.

Taille : Mâle : 27-28 cm

Espérance de vie :

Habitat : Il vit sur les deux îles principales de la Nouvelle-Zélande, ainsi que dans les îles Auckland (au nord).
On le trouve aussi bien dans la canopée que dans les arbustes des prairies ouvertes et même au sol. Il se nourrit activement de baies, de végétaux, de graines, de feuilles, d’insectes, de fleurs, de nectar et de pousses, tôt le matin et en fin d’après-midi. Il adore chercher les graines tombées au sol. Il ne dédaigne pas les invertébrés (larves,…). On le verra souvent retourné les feuilles et les écorces détachées des arbres, voir même gratter à même la terre. C’est un omnivore invétéré.

Description /Dimorphisme sexuel :

 Mâle : La couleur du plumage est en grande partie verte, nuancée par des zones légèrement plus claires à jaunâtre (le dessous du ventre). Le front ressort de cette uniformité par un rouge très profond, qui s’arrondit au milieu du dessus de la tête (la couronne). Une barre de la même couleur traverse l’œil, pour le dépasser à l’arrière (les lores) de 1 à 1,5 centimètre. Les couvertures primaires externes et les grandes rémiges sont bleues foncées, tirant sur le violet. Une tâche rouge, cachée par l’aile repliée, apparaît en vol sur les flancs. La base du bec, gris foncée, laisse apparaître sur le reste de cet appendice un gris clair bleuté de toute beauté. Les pattes sont grises, ongles sombres. L’œil est rouge profond. Le corps est trapu.Femelle : La coloration est identique mais avec une taille plus mince et plus réduite. On peut clairement observer cette différence chez les oisillons au nid. On peut « assez facilement » reconnaître la femelle du mâle à la corpulence de l’oiseau, l’épaisseur de la base du bec (mais qu’en est-il d’une grosse femelle ou d’un mâle chétif ?). La femelle possède, selon Parr et Juniper (1998), « moins de rouge derrière l’œil » (mais les jeunes également). Elle possède aussi une barre sous-alaire (mais) que certains mâles possèdent également… Pas réellement de dimorphisme sexuel.


Reproduction : La saison de reproduction se situe entre octobre et mars, les trois premiers mois étant privilégiés. Les œufs blancs (entre 2 et 12 par couvée, 5 en moyenne) sont pondus la plupart du temps dans une cavité d’arbre, sur l’humus et le bois en décomposition, mais quelques fois dans une excavation ou un terrier à même le sol ou sur une falaise. En captivité il est préférable de proposer le classique 35-45*25*25 vertical. Mais il peut s’adapter à presque tout. L’incubation est laissée aux soins de la femelle durant une vingtaine de jours. La ponte débute avec un œuf tous les deux jours, la couvaison débutant au troisième œuf. En tout état de cause, le temps d’incubation reste erratique, pouvant pousser jusqu’à … trente-six jours ! Alors méfiance.
Les petits quittent le nid à cinq ou six semaines, après avoir été nourri par la femelle (via le mâle) ou, quelques fois, par les deux parents.
Il peut se reproduire très jeune mais il est préférable d’attendre qu’il ait atteint sa première année.

Diamètre de bague conseillé : On bague les jeunes aux environs du dixième jour avec des bagues de 5 mm (sachant que Prin conseille du 4,5 mm et Rosemary Low (1999) du 5,5 mm).

Mutations : Les mutations chez le kakariki à front rouge (Cyanoramphus novaezelandiae) ne sont pas légions. Il en existe sept bien fixées : cinnamon, jaune, panaché, lutino (deux formes), fallow et lacewing

Mutation Cinnamon
C’est la première mutation apparue. La perte partielle des eumélanines (noire) laisse la place aux phaéomélanines (brune) provoquant une « dilution » du vert, donnant une vert plus clair, moins profond, moins vif. Les rémiges bleues sont plus claires. Par contre, le rouge n’est pas altéré. C’est une mutation liée au sexe.

Mutation Jaune
Le vert d’origine s’est transformé en jaune brillant, le bleu en blanc. Le rouge ne bouge pas.
Cependant, on ne peut pas à proprement parler de mutation mais plutôt d’aberration. En effet, cette coloration résulte d’un oiseau panaché avec 100 % de jaune. Il arrive d’ailleurs fréquemment qu’avant la première mue persiste encore quelques plumes vertes, réminiscence de son appartenance au panaché. Le mode de transmission génétique « devrait » donc être le même que pour la mutation panaché, récessif
.

Mutation Panaché
Il faut également souligné que ce panachage peut changer après la mue.

La suppression totale mais locale des mélanines conditionne le panachage. Locale mais également avec un locus imprévisible. C’est-à-dire que l’oiseau peut très bien être couvert de vert avec quelques zones de jaune disséminées sur le corps ou sur une partie particulière du corps (les premières rémiges primaires ou la queue par exemple) ou avoir un développement du jaune sur une plus grande partie, voir la totalité pour le golden yellow. Pour le premier, on parle de panachage à 10 % et 90 % pour le second, selon la surface occupée par le jaune.
La coloration rouge ne bouge pas. Cette mutation est récessive.Mutation Lutino
Il existerait deux formes de lutino. La première, la plus connue, donne un kakariki identique à la mutation jaune avec cependant les yeux rouges et le jaune moins doré. Il y a ici aussi suppression des mélanines. Cette forme est récessive. Il existerait une deuxième forme dont le mode de transmission serait dominant.

Mutation Fallow

Comme chez la cinnamon, il y a réduction des eumalanines mais l’oiseau présente une robe vert-claire avec un voile brun-clair, donnant un aspect citron-vert pastel. L’iris est rouge. Cette couleur peut très bien servir d’intermédiaire entre le cinnamon et l’isabelle (qui n’existe pas chez le kakariki). Il y a également dans cette mutation une réduction des phaéomélanines. Le bleu des rémiges est plus clair, le rouge inaltéré.

Mutation Lacewing

Appelée également « ailes en dentelles » et « doré scellé », ou encore « golden cherry », elle est le résultat d’une combinaison entre le cinnamon et le lutinos ; Mais prenons tout de même la dénomination de mutation, même si elle est erronée ici.

Ce kakariki ressemble à la lutinos mais les premières rémiges primaires présentent une coloration jaune passé, voir blanchâtre. Cependant, la dentelure n’apparaît pas puisque la coloration de départ est vert uni. Pour reprendre une explication des Prin sur le roseïcollis de la même combinaison, « il serait donc plus juste de parler de cinnamon lutinos que d’ailes en dentelles » (Prin, 1994).

Autres Mutations

La probabilité de sorti d’autres mutations est grande et laisse présager l’apparition d’un possible kakariki bleu, vert foncé, olive, cobalt, … Un ami éleveur s’est vu proposer, lors d’une bourse belge, un bleu pour un prix astronomique (peut-être une blague belge, mais peut-être pas ! ?).


Le Logement

Une volière de quatre mètres (abri compris) en bois dur ou en métal avec du grillage fin leur convient parfaitement. Il n’est pas utile de chauffer l’abri mais il devra être hermétique, ne laissant passer ni vent ni brouillard givrant, sans possibilité de courants d’air. Le béton se révèle être le meilleur sol. Cependant, pour respecter leur comportement de chercheur au sol, l’air d’envol devrait être laissé naturel, en ajoutant même des feuilles pour leur plus grand plaisir. Attention cependant à les vermifuger régulièrement (tous les trimestres) car ils sont en effet sujets aux vers intestinaux.
Ils utilisent le moindre recoin de leur espace de vie, courant même sur le grillage à la verticale, le kakariki est un oiseau de volière.
Un couple par volière est une bonne chose.

Il faut veiller à mettre à leur disposition une baignoire car ce sont des inconditionnels du bain quotidien.

Le Comportement :

Le kakariki à front rouge, en parfait clown discret des volières, ne s’effarouche pas facilement. Il est curieux de tout et de tous ; un chat qui passe, un bruit soudain, son soigneur qui s’approche le font mettre aux aguets et aux premières loges, accroché au grillage au plus près de la source.

Ces deux variables en font un oiseau très facilement apprivoisable.
Dans la volière, et ce quelque soit la saison, il déborde d’activités, et sa volière attire évidemment l’attention. On ne peut rester insensible à ses clowneries perpétuelles. Son vol est très rapide et un sas de sécurité n’est pas superflu tellement sa vivacité peut surprendre.
Il faut également le voir fouiller le sol et déguster (le mot n’est pas trop fort) une larve coincée entre ses tarses qu’il lève jusque son bec.
S’il est bien soigné, il peut vivre jusqu’à seize ans, bien que certains (Prin, 1990)signalent que « cet oiseau est sujet à une mort subite, sans raison apparente. » A confirmer !
Une dernière chose : le kakariki à front rouge sera toujours plus à l’aise dans une atmosphère fraîche (voir froide) que par temps chaud.

 

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