A la recherche de Kryptolebias Marmoratus en Guadeloupe par Guy TIRIAULT


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Le 1 er novembre 1 992, à l’occasion d’un voyage pour son travail en Martinique, Jean Paul Cicéron a pu prendre un jour de congé pour rencontrer Serge Aphanacieff qui s’était installé en Guadeloupe et lui remettre un prix décerné par le Killi Club de France (KCF) en récompense de ses articles dans le Killi Revue. Tous deux en ont profité pour aller faire un tour afin d’essayer de pêcher des Krytolebias marmoratus là où Serge en avait déjà pris. Peine perdue, et comme me l’a confié Jean Paul Cicéron, ils ont fini par aller se baigner le reste de la journée… Serge avait par ailleurs déjà pêché un bon lot de Krytolebias marmoratus dont il avait donné quelques spécimens à Jean-Paul Cicéron, ce dernier les avait rapportés à Paris. Faute d’avoir pu les reproduire, la souche s’est éteinte assez rapidement chez lui. Alors mettez-vous à ma place, habiter en Guadeloupe et savoir que l’île héberge un killi … il fallait que je le trouve ! Et quelle excuse aurai-je pu inventer pour ne pas me lancer dans cette quête à quelques minutes de chez moi, quand certains membres du KCF n’hésitent pas à traverser les mers et les océans pour rapporter quelques uns de ces précieux joyaux !

 Seulement voilà, Serge habite maintenant Abu Dabi !

Alors par quoi commencer ? Ce sont alors enchaînées de nombreuses recherches sur internet, en commençant par le site et le forum du KCF.

 Heureusement les circonstances m’ont été favorables ; tout d’abord, j’ai rencontré un jeune chercheur qui prépare une thèse sur la reproduction des coraux et dont l’un des professeurs a participé à la rédaction d’un ouvrage intitulé l’« Atlas des poissons et des crustacés d’eau douce de Guadeloupe », et dont deux pages sont consacrées au Krytolebias marmoratus. Cela m’a permis, dans un premier temps, de situer deux points de collecte :

  • L’îlet Fajou, au large de la Guadeloupe… Mais là, pas question de prélever des individus car l’îlet est classé « réserve du parc national »
  • Un vague point du coté de Baie-Mahault. Mais l’auteur du livre refuse de révéler les coordonnées du point de pèche).

Puis, par le biais d’Albert Gargar, un aquariophile Guadeloupéen de longue date (de surcroît ami avec Serge Aphanacieff), j’ai eu le privilège de rencontrer Serge Aphanacieff ( Serge a été membre du KCF lorsqu’il habitait en Guadeloupe). Serge a eu l’occasion de pécher Krytolebias marmoratus il y a environ 25 ans (à une époque ou l’on ne parlait pas de position GPS ici…et peut-être même ailleurs…) Toutefois, lors d’un passage récent de Serge en Guadeloupe, il s’est rendu avec Albert Gargar sur le lieu de pèche sans pouvoir trouver ne serait-ce que l’ombre d’un poisson ! Auraient-ils déménagé ? Toutes ces recherches étaient-elles vouées à l’échec ?


C’est alors qu’interviennent les encouragements et les suggestions reçus via le forum par Christian Cauvet, Didier Pillet et Jean Paul Cicéron. Je cite C. Cauvet : « Pour les killis, ce n’est pas parce qu’on passe une fois et qu’on n’en trouve pas qu’il n’y en a pas. Il faut passer et repasser, à des saisons différentes. Tu es le mieux placé pour le faire, étant sur place. »
Fort de ces encouragements, je décide d’appeler de suite Albert Gargar pour l’inviter à me faire, dans un premier temps, découvrir le site tant convoité ! Rendez-vous est alors pris pour le mardi 10 février (on sera tranquille, tout le monde sera au carnaval…! ) Et tant qu’à faire de découvrir, autant emporter une ou deux épuisettes et un seau ….
On ne sait jamais ! Après avoir slalomé sur quelques petites routes sinueuses de campagne nous voilà enfin arrivés !Art_Guy_2                                                                                          A 100m du lieu de pèche (la gardienne des lieux veille ! Au fond, la mangrove.) 

Le temps de s’équiper, sans oublier les seaux et les épuisettes, en deux ou trois minutes ; le point de pèche est seulement à une centaine de mètres de la route !

 La gardienne des lieux nous attend de pied ferme, mais pas d’eau dans les empreintes de ses sabots. Encore quelques mètres et nous voilà déjà sur les premières flaques d’eau. Enfin je ne sais pas si le terme « eau » convient car cela ressemble plus à une infusion de thé, très foncée. Mais on devine déjà une certaine activité en surface (activité qui cesse dès que nous nous approchons plus près !), la température de l’eau est de 26° (l’hiver est particulièrement chaud cette année), le conductimètre indique « Err… » ; pourtant il a déjà mesuré des conductivités élevées.
 La mangrove est composée de palétuviers dont les souches et les racines forment des enchevêtrements dans lesquels il est très difficile de passer de grosses épuisettes. 

La souche sortie de la vase (permet d’imaginer la difficulté pour passer une épuisette classique entre les racines)


Heureusement pour nous l’évaporation à fait naître quelques mini flaques; j’en choisi alors une d’une cinquantaine de centimètres de long
 sur environ 20 de large, à peine 10 cm d’eau. Seul inconvénient, il y a une très belle souche au milieu, j’opte donc pour l’épuisette de 10 cm de large, elle va déjà avoir du mal à passer ! 
 La première tentative me permet de me rendre compte que, sous ces 10 cm d’eau, stagne une couche de 20 cm de feuilles et de vase très odorante. Qu’à cela ne tienne, la deuxième tentative est la bonne ; voilà mon premier Kyptolebias marmoratus. Je décide alors d’arracher la souche morte (désolé pour la sciatique qui me cherche depuis quelques jours !). Les coups d’épuisette suivants me donnent d’excellents résultats. La plupart des poissons font environ 2 à 3 cm mais 4 individus dépassent les 4 cm.

Kryptolebias marmoratus « Bon goût » GT-1 5


Je me tourne ensuite vers une flaque beaucoup plus grande et un peu moins encombrée et choisi l’épuisette de « compétition » de 30 cm de large ; le résultat est différent en dehors d’un ou deux Krytolebias se sont surtout des Poecilia vivipara, des Poecilia reticulata, quelques crevettes et 1 Dorminator maculatus de 8 cm (gros prédateur de la mangrove qui peut atteindre 25 cm) qui, bien qu’habitué à vivre dans des milieux pauvres en oxygène ne survivra pas à son transfert jusqu’à mes bacs.
 
 La présence de ce dernier explique peut-être la raison de la rareté des Krytolebias qui sont beaucoup plus à l’aise et se reproduisent avec plus de succès dans de petites flaques isolées dépourvues de ce prédateur. Après s’être déplacé de quelques mètres et avoir exploré deux ou trois autres petites flaques (beaucoup moins « productives »)

La grande flaque (plus facile à pécher, mais moins riche en Kryptolebias)


nous décidons de mettre un terme à notre expédition, ravi d’avoir pu enfin combler notre envie de Krytolebias. De retour à ma Fish-terrasse je décide, pour éclaircir l’eau du lieu de pêche et pour augmenter aussi le volume d’eau pour la maintenance dans les bacs, d’ajouter progressivement la même quantité que celle prélevée dans le milieu naturel mais avec une conductivité de 133 µS/cm. Au terme de l’opération la conductivité est de 3720 µS/cm (je vous laisse imaginer la conductivité du milieu naturel). Cela n’est pas sans me rappeler une remarque de Serge Aphanacieff dans son article consacré au Krytolebias qui rappelle que ce poisson est soumis à de brusques changements de salinité lorsque les pluies tropicales viennent remplir en moins de temps qu’il ne faut pour le dire leur milieu restreint, faisant passer d’un coup l’eau d’une salinité très élevée à la douceur d’une eau de rivière ! Serge Aphanacieff ayant eu la gentillesse de me faire parvenir par mail l’article qu’il avait rédigé pour le Killi Revue, j’ai pu me rendre compte qu’il y avait deux autres populations : voici d’ailleurs un extrait de l’article de Serge : « Trois populations ont été pêchées : celle de « bon goût », à 5 km de Baie Mahault, entre champs de cannes (à sucre, bien sûr) et prairies. Celle de « Belle plaine », le long du canal du même nom. Il servait à transporter la canne (à sucre bien évidemment ) à l’intérieur des terres, au bord de la dé- partementale 1 06, route allant des Abymes à Vieux Bourg. Enfin, la troisième localisation se trouve à Port Louis, au lieu dit « pointe allègre », dans l’étang « bois mort », juste derrière la magnifique plage. Dans ce dernier cas, les poissons ne sont vraiment pas en bonne santé. L’eau de cette mangrove possède en effet une salinité supérieure à celle de la mer… » Et oui, je sais ce que vous pensez ! Voilà qui présage quelques sorties en perspective … Durant le mois qui a suivi leur arrivée je n’ai perdu aucun Kryptolebias et ils acceptèrent toutes sortes de nourritures (congelée, vivante et sèche). Mais il est temps de les isoler des Poecilia vivipara qui, jusqu’à présent, leur tenaient compagnie. Je vais maintenant m’appliquer à les faire grossir et se reproduire, je l’espère.
 
Pour les changer de bac je me suis efforcé de reproduire la même conductivité et pour cela je me suis livré à un petit test. Partant de 10 litres d’eau de pluie vieillie ayant une conductivité de 50 µS/cm j’y ai ajouté progressivement de l’eau de mer comme suit :
– 10 litres à 50 µS/cm + 0,25 litre d’eau de mer = 2090 µS/cm (2,5%)
– 10 litres à 50 µS/cm + 0,5 litre d’eau de mer = 6440 µS/cm (5%)
– 10 litres à 50 µS/cm + 0,75 litre d’eau de mer = 9340 µS/cm (7,5%).
J’ai été jusqu’à ajouter 1 litre (soit 10%) mais le conductivimètre n’a pas pu lire la conductivité supérieure à
10000 µS/cm.
Ensuite j’ai ramené l’ensemble à 3720 µS/cm comme dans leur bac pré- cédent tout en ayant pour projet de les mettre entre 10 et 20% d’eau de mer pour la reproduction selon les données de Serge Aphanacieff.
Si certains d’entre vous veulent venir à la pêche au Krytolebias marmoratus , c’est sera avec plaisir que je les guiderai !
 
Dans le mois qui a suivi la capture de Krytolebias marmoratus Bon goût GT-1 5, j’ai repris contact avec le Docteur Bruce J. Turner de l’association des professeurs de l’université des sciences biologiques de Virginie qui m’a mis en contact avec d’autres chercheurs et c’est avec leurs aimables autorisations que je vais prendre plaisir à partager avec vous une partie du fruit de leur travail. Le Dr. B. J. Turner a notamment publié un article sur des études effectuées dans son laboratoire en 2006. C’est dans cet article qu’a été publié le schéma publié plus bas. Les expériences du Dr B. J. Turner avec des mâles Krytolebias marmoratus ont été presque entièrement réalisées avec des poissons provenant de la Floride et du Belize, ainsi que sur une seule population de Porto Rico, mais il avoue qu’il n’a jamais eu l’occasion de travailler sur des populations issues des Caraïbes. C’est important parce que les études phylogéographiques en cours menées par son collègue le Dr Andrei Tatarenkov suggèrent que les populations des Caraïbes peuvent être d’origine distincte de celles sur lesquelles il a travaillé. En outre, il se peut que la couleur rose-orangé du corps si caractéristique des mâles de la Floride et du Belize soit absente chez les mâles (reproduits en laboratoire) de certaines populations des Caraïbes. D’après le Dr. B. J. Turner, cette couleur est due à un pigment, la xanthophylle, qui ressemble beaucoup à la canthaxanthine, le pigment responsable de la couleur rougeâtre des artémias. La couleur rouge serait donc finalement d’origine alimentaire. Bien que les expériences n’aient pas encore été réalisées, il se peut que les mâles de certaines populations des Caraïbes ne puissent pas assimiler ce pigment alimentaire, même s’ils peuvent manger un zooplancton riche en pigment. Cette spéculation sera probablement l’objet des recherches à l’avenir.
 
Photo 3 BJT

Photo et légende / Dr. B.J. Turner : Mâle «secondaire» issu du stock d’un laboratoire de Floride. Notez l’absence presque totale de marquage sombre sur le corps et l’intensité de la coloration rose orangé du corps

Sur la base du schéma établi par le Dr. B. J. Turner, cité précédemment, j’ai observé minutieusement les 33 spécimens péchés le 10 février : tous, à mon humble avis, sont identiques et présentent les caractéristiques des femelles hermaphrodites. Selon le Dr. Tyrone Genade, qui a réalisé des études sur des populations de Porto Rico: Les hermaphrodites ont généralement des nageoires claires et une tache sombre de premier plan dans la queue. Les mâles ont des nageoires jaunâtres et une couleur terne vert jaune sur le corps avec des taches d’un jaune “sale” sur leurs côtés. Tant la moitié inférieure de la nageoire anale et de la nageoire caudale aura un bord noir. Il n’y a pas de Kryptolebias « femelles » dans le sens le plus strict. Les poissons “d’aspect femelle” ont également des testicules comme les mâles de sorte qu’ils ne sont pas techniquement “femelles”. Dans des conditions différentes les hermaphrodites étaient beaucoup plus sombres et affichaient même le motif marbré typique du poisson de Floride
Photo 2 BJT

Photo et légende / Dr. B.J. Turner : Mâles capturés sur le terrain (Lits Cayes, Belize). On remarque le bord des nageoires sombres, la décoloration du point « Rivulus » sur la partie supérieure du pédoncule caudal, et la décoloration de la tache sombre caractéristique derrière l’opercule. A noter également la coloration orangerose du corps.

Photo 4 TG K_m Puerto Rico

Photo photo Tyrone Genadde : en bas, un des mâles issu de la colonie de ses poissons de Porto-Rico. En haut, un des poissons « d’aspect femelle » (hermaphrodites) issues de la colonie de ses poissons de Porto-Rico.

 La photo ci-dessus (à gauche) prise par le Dr. Tyrone Genade, représente un mâle et un hermaphrodite issu de la colonie des poissons de Porto-Rico. Selon Tyrone Genade : « Les poissons sont Krytolebias marmoratus Punta Maracayo PR07 recueillis par Pablo Robels de Porto-Rico en 2007. (Toutefois) Les données d’ADN suggère qu’ils ne sont pas de l’espèce marmoratus mais pourrait être Krytolebias hermaphroditus . Il pourrait donc être préférable de se référer à eux comme Krytolebias sp . Punta Maracayo PR07. »
 

capture

 
Photo 1 B.J.T Diagramme

Schéma et légende du schéma / Dr. B.J. Turner):

 Le schéma ci dessus représente les connaissances actuelles sur la transformation – sensible à la température – d’hermaphrodite en mâle (inversion de sexe) chez Kryptolebias marmoratus . Des températures élevées ou basses peuvent produire des mâles à différentes étapes de développement. L’étape H1 (H pour Harrington, S pour secondaire), qui donne des mâles « primaires », est à titre expérimental assez importante et a reçu plus d’attention. Cependant, les températures qui produisent cela sont généralement plus basses que celles habituellement rencontrées par cette espèce dans son milieu naturel et sont si basses que les hermaphrodites ne pondent pas. De nombreux embryons incubés à cette température ne peuvent pas éclore avec succès à moins qu’ils soient artificiellement aidés en déchirant leur coquille. Les étapes S1 et S2 peuvent être réalisées en maintenant les hermaphrodites à de plus hautes températures similaires à celles rencontrées dans les habitats naturels et dans lesquelles la ponte naturelle et l’éclosion se produisent de façon routinière. Les mâles « secondaires » produit par ces étapes sont cependant plus appropriés au niveau écologique que les mâles primaires.
 Ces étapes sont moins importantes expérimentalement que l’étape H1. L’étape S2, transition allant d’un hermaphrodite mature et fertile (plutôt qu’un juvénile, immature ou sénescent) en un mâle, est signalée ici pour la première fois et a été seulement rencontrée avec quelques spécimens prélevés sur le terrain de Twin Cays. L’étape H2, transition des hermaphrodites sénescents en mâles (généralement sénescents), semble être régie plus fortement par la durée d’éclairement journalier que par des facteurs thermiques. En laboratoire, ce résultat est apparu extrêmement variable. Ce diagramme est basé sur Harrington (1 967, 1 968, 1 971 , 1 975) et des observations en laboratoire sur une période de plus de 15 ans.
 


 
Photo 1

Remplacement du fond de boite par un grillage


Aux jours d’aujourd’hui, mes petits Krytolebias marmoratus ont bien grandis depuis leur capture et la découverte d’un alevin dans de la mousse de java que j’avais prélevée dans leur bac communautaire et que j’avais mise en quarantaine m’indique qu’il est temps de tester leur capacité à se reproduire. Soit dit en passant, aucun mâle ne s’est déclaré, tous les spécimens sont des hermaphrodites ce qui confirme les recherches entamées par les différents chercheurs déjà cités. Après un ou deux essais non concluants je décide de copier la méthode du Docteur Scott :
Photo 2

Emboitement dans une deuxième boite


Le 11 juin, je procède à la découpe du fond d’une boîte d’un litre de glace et le remplace par un grillage plastique de 5 mm. Je replace la boite ainsi modifiée dans une autre boite de 1 litre identique (l’emboîtement laisse un espace d’environ 1 cm entre les deux . Je remplis les boites d’un mélange d’eau de pluie, légèrement vieillie, affichant une conductivité de 55 µS/cm et d’eau de mer pour atteindre un pourcentage de 20% d’eau de mer dans 3 des 6 boites et 40 % d’eau de mer dans les 3 autres boites. Je place un Kryptolebias par bac, y ajoute quelques jeunes « Red Cherry » qui leur serviront de nourriture à disposition et je place le couvercle sur l’ensemble.
 
Photo 3

                      Le locataire prend possession des lieux

 
Le 12 juin, je récolte 14 œufs répartis à peu près équitablement sur les 6 bacs Remplacement du fond de boite par un grillage (surpris par l’évènement je n’ai pas pensé à faire un relevé précis des pontes bac par bac :
4 dans les bacs à 40%,
10 dans les bacs à 20%.
Je maintiens les œufs dans une eau identique à celle du milieu de ponte.
 
Le 14 juin, nouvelle récolte :
9 œufs dans les bacs à 40% d’eau de mer 
5 œufs dans les bacs à 20% d’eau de mer.
Je choisis alors de maintenir les œufs entre deux cotons de démaquillage copieusement imbibés d’eau des bacs respectifs, ceci afin de tester leurs capacités à voyager dans des enveloppes à bulles. J’ajoute un 7 ème bac à 30% d’eau de mer et le 16 juin je décide de faire un relevé bac par bac :
 
Bacs à 40% d’eau de mer :
n°1 = 3 œufs,
n°2 = 8 œufs,
n°3 = Kryptolebias mort ( ?)
 
Bacs à 20% d’eau de mer :
n° 4 et 5 = 0 œufs,
n° 6 = 4 oeufs
 
Bac à 30% d’eau de mer
n° 7 = 0 œufs.
 
Aujourd’hui, 17 juin, sur l’ensemble des œufs prélevés le 12 et le 14 aucun n’a blanchi, beaucoup sont embryonnés, un œuf a blanchi sur la collecte du 16 juin.
 
J’espère que ces quelques lignes donneront envie aux amateurs d’élever ce killi, qui ne figure pas forcément parmi les plus colorés mais surement parmi l’un des plus captivants à mes yeux.

Photo 4

                                                       L’ensemble du système